A la personne qui vient de saisir ceci

 

En tant que directeur commercial, je parcours plus de 350 000 kilomètres par an et réside dans beaucoup d’endroits différents, mais je ne vous connais pas, ne vous ai probablement jamais rencontré(e) et ne vous rencontrerai sans doute jamais, à moins que …

 

A moins que vous ne parveniez à retrouver ma trace à un moment donné au cours du prochain million d’années parce que ce petit traité vous aura aidé de modeste façon dans cette étrange dimension de notre vie que nous nommons « spirituelle ».

 

La « dimension spirituelle » est une zone des plus déroutante pour l’homme moderne. Je suis sans cesse abasourdi de constater à quel point les notions qu’ont les gens de « Dieu », du « Ciel » et du « Salut » sont floues, sans parler de l’ « étrangeté » des sectes, des fanatiques religieux, de certains télévangélistes et autres mouvements promettant la réussite matérielle au moyen de la religion, etc.

 

Vous-même, comme beaucoup d’autres, ressentez-vous confusément qu’ « il y a certainement quelque chose dans tout cela », mais vous n’avez sans doute pas la moindre idée de comment vous frayer un chemin à travers tout cet embrouillamini nébuleux, toutes ces dénominations et cette terminologie bizarre, pour parvenir à la « vérité ». Sans compter que vous avez certainement connu des gens que tout cela a profondément enrichi aussi bien que d’autres qui, sous la même influence, ont « mal tourné » ! De fait, peut-être avez-vous eu comme moi des expériences négatives avec des militants religieux, des individus mettant le paquet pour vous « vendre » leur foi, des rituels archaïques ou d’insupportables collaborateurs à l’attitude hypocritement morale. Tout cela joint au fait évident que la vie moderne est pleine de contraintes en matière de temps a sans doute fait que vous n’avez guère eu l’occasion d’envisager ces choses d’une manière sereine, claire et nette, et à tête reposée.

 

Un autre problème évident est qu’il est parfois difficile de discerner les charlatans de ceux qui ont réellement eu une expérience dans ce domaine et sont nantis d’une véritable sagesse – et même lorsque nous trouvons effectivement quelqu’un de sincère et d’instruit en la matière, il arrive souvent que cette personne ne soit pas capable de nous expliquer quelles sont les questions importantes et quels sont les choix à faire dans la vie quotidienne. Bien au contraire ils utilisent des termes et expressions tels que « rédemption », « Sauveur », « Royaume des Cieux » et autres « demandez à Jésus de venir dans votre cœur » ou bien « ouvrez à Dieu la porte de votre vie » et s’attendent à ce que nous en connaissions le sens (et qu’ensuite nous y croyions).

 

Ne vous méprenez pas sur mes propos : un grand nombre de ces gens sont en plein dans le mille. Ils ont établi une relation avec Dieu, qui est discrètement à l’œuvre dans leur vie. Ils ont généralement les bonnes perspectives, livrent un combat au quotidien sur des questions morales, et ont un profond souci des autres – mais trop souvent ils ne savent pas communiquer à des gens comme vous et moi le comment et le pourquoi de leur vision du monde ou de leur expérience, aussi merveilleuse qu’elle soit.

 

En fait je fais moi-même partie de ces gens – comme si vous ne vous l’aviez pas encore deviné ! – mais je suis pour ainsi dire entré dans ce moule « trop tard ». Je n’ai découvert cette possibilité et n’ai tiré partie de cette opportunité que lorsque je terminais le lycée, il y a plus de vingt-cinq ans de cela. Je n’avais pas grandi dans un milieu religieux dans lequel on employât ces termes, aussi me suis-je trouvé désorienté durant les quelques premières années jusqu’à ce que j’aie maîtrisé le nouveau « langage ».

 

Résultat, j’ai dû mettre les bouchées doubles pour comprendre ce que je commençais à vivre dans ma vie de tous les jours et, heureusement ou malheureusement, je n’ai pu apprendre le « jargon » aveuglément ; j’étais trop intellectuel pour cela, à l’époque.

 

Encore une fois, ne vous y méprenez pas : je ne suis pas plus « bête » que je n’étais alors (bien que, plus j’avance en âge, moins je me sens parfois préparé à faire face à la complexité et aux défis de l’existence).

 

En toute honnêteté, il a fallu que je lise, étudie et me tourmente (voire même que je prie !) au sujet de problèmes philosophiques, historiques, scientifiques, archéologiques, religieux etc. – de façon à m’assurer que je pouvais avoir confiance en mon Dieu, et jouir de Lui, le cœur et la conscience clairs.

 

J’ai découvert, peu après m’être embarqué dans cette quête de la vérité, que le Dieu de la vérité n’avait pas peur de mes questions. (J’ai souvent eu peur des « questions difficiles », et le destin, comme pour s’assurer que je m’y confronte, a suscité, en flux continu, des individus qui sont entrés dans ma vie, m’ont posé ces questions, puis en sont ressortis : pas d’échappatoire pour moi !) Je n’ai pas toutes les réponses, bien entendu, mais j’ai des réponses satisfaisantes – aux plans affectif et intellectuel – à la plupart d’entre elles. J’en reçois de nouvelles chaque année – beaucoup de bonnes questions me venant de mes enfants et de mes associés – et peut-être m’en poserez-vous vous-même une difficile !

 

J’ai assez usé de ma bouche – ou plutôt de mon clavier ! – pour vous faire connaître d’où je viens et où je veux en venir, je pense, aussi laissez-moi m’atteler à la tâche. Ce que j’aimerais faire ici, cher(e) lecteur(trice), c’est vous dire en bref, en termes ordinaires, ce que j’ai appris, afin que vous puissiez en évaluer la prétention à être la vérité, et utiliser ces informations dans votre quête du sens de l’existence et du contentement. Mais laissez-moi vous avertir : comme vous le savez probablement déjà, avec chaque opportunité vient un défi. Si vous vous retrouvez « face à face » avec une vérité au long de ces pages, le défi qui sera le vôtre sera de l’appréhender avec honnêteté et, dans certains cas, avec humilité.

 

Ce que j’ai appris au cours des vingt dernières années

 

1) Il y a quelque chose « au-delà » de l’univers physique – quelque chose qui a « provoqué » l’existence de celui-ci. La très vaste majorité de la race humaine l’a cru dès le commencement. Dès le jour où nous nous sommes mis à mettre par écrit nos pensées, il y a quelque six à huit mille ans, nous avons montré que deux choses ont dominé notre pensée dès les premiers jours : Dieu et l’argent ! Les documents les plus anciens font état de systèmes économiques développés et de croyances religieuses élaborées. Longtemps avant que la classe dominante ait compris que la religion était utile au maintien de l’ordre social, les rois tremblaient devant les dieux et les esprits de leurs contrées comme devant ceux des autres. Le concept d’une divinité n’a pas été l’invention des puissants pour asservir les faibles – c’était d’une certaine manière quelque chose d’ancré en nous dès l’aube de l’humanité. Même les rares éléments d’information dont nous disposions datant d’avant l’invention de l’écriture donnent la description de créatures « surnaturelles » et les pratiques funéraires préhistoriques dénotent une croyance en « une vie au-delà de celle-ci » pour nos congénères. Les documents les plus anciens ayant trait à la religion en notre détention attestent de définitions variées, solides, fantaisistes et souvent creuses de ce qu’est cet au-delà, mais qui soulignent que nous avons toujours cru en quelque chose de puissant « au-delà » de notre univers physique.

 

La situation à l’aube du vingt-et-unième siècle n’est pas si différente. La grande majorité des hommes croient d’une manière ou d’une autre à un au-delà, qui serait d’une manière ou d’une autre à l’œuvre dans les événements ou les caractères de l’univers physique. La grande majorité du monde démontre des croyances en un dieu quelconque ou dans le surnaturel, de même qu’une majorité de scientifiques et une bonne partie des philosophes (comme l’ont montré des sondages parmi les effectifs des organisations professionnelles correspondantes). Il existe bien sûr une très grande variété dans les conceptions de cet « au-delà », mais son existence est assez largement acceptée.

 

Et, pourrais-je ajouter, statistiquement, la tendance à croire à un « au-delà » s’accroît. Tandis que certains spéculaient, il y a une cinquantaine d’années, que la science comblerait d’une manière ou d’une autre les fossés de notre connaissance de l’univers et en balaierait les mystères (assumant d’une certaine manière que la croyance en Dieu, qui qu’Il soit, dépendait plus ou moins de Son utilité en tant que prémisse d’une théorie scientifique !) c'est l’inverse qui s’est produit. La Science a découvert « quelque chose » de l’au-delà, là, sous nos yeux – de réelles brèches dans notre univers physique ! Au moment où j’écris ceci, la science de la conscience humaine fait essentiellement appel à un nouveau paradigme de réalité, afin de laisser une place à des éléments de conscience venant de l’ « au-delà ». Les chercheurs en physique des particules et physique quantique sont aujourd’hui persuadés que certains types de particules physiques entrent et sortent tour à tour de l’existence depuis et vers quelque univers virtuel situé « au-delà du domaine de l’existence » (sic) ; les mathématiciens et les philosophes parlent de l’ « existence » non-physique des « entités abstraites » et des « idéaux » et les astrophysiciens partisans du Big Bang regardent la « Création ex-nihilo » et la « Sagesse dans la conception de l’univers » en face et se font mystiques.

 

Je sais bien qu’habituellement on n’arrive pas à la vérité en comptant les têtes et j’entends déjà la voix de ma mère me dire le traditionnel : « Glenn, quand bien même tout le monde sauterait d’une falaise … » Et cependant, en considérant cette croyance collective presque uniformément répandue dans la race humaine en un « au-delà », je me souviens également que mon père me disait avec sagesse : « Si tu te trouves assis au volant de ta voiture avec une foule de véhicules allant en sens inverse de toi des deux côtés , tu te trouves probablement dans une rue à sens unique, dans le mauvais sens ! »

 

Ce que cela veut dire au minimum, c’est qu’il serait très peu sage de rejeter d’entrée de jeu la croyance en une forme ou un autre d’ « au-delà ». Il y a certainement assez de données pour rendre cette réalité au moins possible, sinon probable.

 

Mais même ma propre expérience vient à l’appui de l’existence d’un « au-delà » causal. En tant que cadre, je sais qu’on ne fabrique pas des produits de qualité à partir de rien et sans y avoir très longuement réfléchi, travaillé et veillé. Je sais que les produits ne se fabriquent pas d’eux-mêmes et que les usines ne se développent pas toutes seules à partir des lois fondamentales de la physique ! Chaque chose tangible qu’il m’ait été donné de voir a été l’ « effet », distinct d’une façon ou d’une autre, d’une cause, et résultant d’elle. Même ces relations de cause à effet montrent le sens fondamental du mot « au-delà » car une cause est en quelque sorte « au-delà » de son effet, et l’effet dépend d’une manière ou d’une autre de sa cause. Ce qui se trouve « au-delà » n’est peut-être qu’une forme de priorité causale, de distance causale ou d’existence séparée. C’est pourquoi cette notion me semble raisonnablement intuitive.

 

Et, aussi problématique que cela puisse paraître philosophiquement parlant de prime abord, la notion d’une Cause première (qui ait causé l’existence de toute chose) n’ayant pas de cause elle-même semble bien moins problématique qu’une quelconque chaîne régressive s’étendant infiniment à reculons, sans qu’il y ait jamais quoi que ce soit pour la déclencher (sans aucun rapport avec les implications de la cosmologie du Big Bang qui suppose que l’univers ait bien eu un commencement.)

 

Au moment même ou j’écris ceci à l’aide de mon clavier, je suis peut-être moi-même une illustration de cette notion. Selon beaucoup d’études actuelles dans le domaine de la recherche sur la conscience, ma conscience comprend des éléments qui se situent « au-delà » de l’univers physique tel que nous l’avons envisagé historiquement. Et ces éléments de l’ « au-delà » influent d’une certaine manière sur les connexions physiques de mon cerveau, puis sur celles de mes doigts, et sur les touches de mon clavier, pour enfin produire cette phrase. Cela me semble une notion assez raisonnable et claire.

 

Le degré de précision de cet « au-delà » fait plus ou moins défaut, mais ce n’est pas plus le cas que pour des concepts plus communs tels que « personne », « volition », « cause », « désespoir », « logique », « sagesse », « bon », « individuel », « force », « domaine », « lumière », etc. Le fait que je ne puisse pas donner de définition pour un très grand nombre de ces éléments de l’existence n’est pas du tout un indice de leur réalité ! Et la plupart des mots « importants » sont presque impossibles à définir précisément sans contradiction apparente (par exemple « lumière », « existence », « vie ») ou sans tourner en rond (cf. « force », « matière », « essence » et « attributs »).

 

De même, même avant que j’en arrive à parler des preuves historiques de l’existence de cet au-delà et des dizaines d’arguments philosophiques en faveur de cette existence (ainsi que des débats sans fin concernant ces derniers !), il semble qu’une simple croyance en une espèce ou une autre d’ « au-delà » soit très raisonnable. Cette croyance semble faire partie de notre système de pensée – ce qu’illustre son ubiquité transculturelle dans l’histoire humaine) et gagner en influence, ainsi que renfermer des concepts qui trouvent une illustration générale et un « point d’appui » pratique dans notre expérience quotidienne de la vie (par exemple « Cause première », « causalité », « dépendance »).

 

1)                            

2)                           Cette cause doit être « au moins aussi personnelle » que cet univers. L’unité la plus complexe qui apparaisse dans l’univers est la personnalité humaine. La cause doit donc être au moins aussi personnelle que nous le sommes.

 

3)                           Cette « personne » [dont il sera fait référence désormais comme à la Personne, puisque cette Personne est d’une manière évidente supérieure en termes de puissance créatrice (et, pour utiliser un terme philosophique, en termes d’ «existence non-dérivative » - vous voyez combien les termes que je choisis sont plus clairs que ceux d’un religieux !)] a créé un univers et une réalité qui possède une incroyable diversité et une incroyable beauté. Cette Personne aurait pu créer un monde dépourvu de couleur, de musique et de la variété incommensurable de saveurs, de formes de vie, de fleurs et d’individus existants (imaginez un peu la population de Paris ou de Montréal avec un seul type de visage !)

 

4)                           Cette personne nous a créés pour que nous ayons des espoirs, des rêves, des peurs, et pour que nous nous posions constamment les questions « Pourquoi suis-je ici ? » « Quel est le sens de cette vie ? » « Comment puis-je être heureux ? » « Comment puis-je faire avancer les choses ? » etc.

 

5)                           De même, cette Personne a créé l’humanité avec une aptitude à transformer le monde, pour le meilleur comme pour le pire. Ainsi, les œuvres de l’humanité atteignent-elles une diversité aussi grande que celles de Charlemagne, Albert Schweitzer, Adolf Hitler, Torquemada, Shakespeare, Sade, Gandhi, Abraham Lincoln, Michel-Ange, Lénine, Jeanne d’Arc, Saint-Augustin, Alice Cooper, Marie Curie… L’homme a laissé son empreinte sur le monde – bonne et mauvaise.

 

6)                           Nous avons laissé ces marques – aussi bien bonnes que mauvaises – sur toutes choses. Nous les avons laissées sur nous-mêmes (nous sommes capables de grandir et de nous épanouir, mais il semble que nous n’allions jamais au bout de notre véritable potentiel), sur nos relations à autrui (nous sommes en mesure d’établir, de maintenir et d’apprécier des relations personnelles en général, mais elles semblent ne jamais vraiment atteindre leur plein épanouissement – et rien que de les entretenir demande une énergie considérable !), sur le monde où nous vivons (faut-il parler ici de la pollution ?!) et sur notre relation avec cette Personne (nous nous sentons souvent éloignés d’Elle, indifférents voire hostiles envers Elle – nous ne jouissons pas d’une relation agréable et vibrante avec Elle, pour ne pas en dire plus !)

 

7)                           Le résultat de cette nature ambivalente de notre univers devient apparent dès que nous essayons de trouver des éléments pour nous sortir de ce « bourbier ». Tout ce que nous pouvons glaner à propos de cette « Personne » est: a) que cette Personne existe, b) que cette Personne est complexe et au moins aussi personnelle que nous le sommes c) que nous sommes plus ou moins agités et que nous nous posons la question de savoir quelle est notre place dans l’univers et dans l’Histoire. Il devient rapidement clair que nous ne sommes pas capables de trouver comment pleinement restaurer toutes nos relations et notre caractère.

 

8)                           Aussi, nous faut-il une chose très certainement, et une autre sans doute. Il nous faut absolument des informations suffisantes, claires et dignes de foi sur ce qu’il « faut faire » et… il est possible que nous ayons besoin d’aide pour ce faire – quelque soit ce que cela implique – afin que le processus de réparation, de restauration, arrive à terme.

 

9)                           Commençons par nos besoins en terme d’informations : il est nécessaire que ces dernières soient « claires, suffisantes et dignes de foi ». Il ne nous est pas possible de résoudre le problème en question à partir des maigres données à notre disposition, que ce soit individuellement ou collectivement. Nous pouvons formuler des suppositions, les universités peuvent formuler des suppositions « érudites » et les groupements religieux, des suppositions « pieuses ». Le problème est que ces opinions nous parviennent toutes en « formats » et « couleurs » différents, sans parler des persuasions et des conclusions ! (au passage, l’Histoire de la philosophie nous a montré de manière répétée qu’en commençant par le fini, nous n’atteignons jamais à l’infini !)

 

10)                      Nous sommes par conséquent dépendants à un haut degré d’une transmission ou d’une instruction émanant de la « Personne à l’extérieur ». Socrate a mis ce besoin en lumière très clairement sur son lit de mort :

 

« Toute la sagesse de ce monde n’est qu’un minuscule radeau sur lequel nous nous embarquons quand nous quittons cette Terre. S’il existait seulement quelque fondement plus ferme sur lequel naviguer, peut-être quelque parole divine ! »

 

Plus près de nous, Sigmund Freud a dit :

 

« La maigre satisfaction que l’homme peut tirer de la réalité le laisse sur sa faim ».

 

 

11)                      A quoi « ressemblerait » ce message ? Il faudrait qu’il soit dans l’Histoire (afin que nous y ayons un plein accès), mis par écrit (afin que nous puissions y avoir accès à quelque moment que nous nous situions dans l’Histoire), en une langue intelligible et qui puisse se traduire (afin que nous puissions le comprendre quelle que soit notre langue) et en langage « de tous les jours » (afin qu’il ait une plus grande objectivité que, par exemple, l’art, et puisse traiter de problèmes qui nous touchent toutes et tous, par exemple la mort, l’espoir et le désespoir, la foi, la paix, la désunion, le manque de but dans l’existence, le pardon, nos lacunes – par opposition à des langages plus « précis » comme les mathématiques ou la logique, au vocabulaire plus restreint. Il n’aurait probablement pas été confié à une simple transmission orale, mais aurait été écrit et archivé au fur et à mesure de sa transmission. Puisqu’il traiterait de sujets « délicats » tels que nos fautes morales ou notre existence dans la vie « post-mortem », cela devrait normalement se remarquer dans les domaines de l’existence que l’on nomme habituellement « spirituels». De plus, il devrait probablement renfermer des affirmations étranges et incroyables (par exemple : « Cet écrit provient de la Personne « en-dehors » de l’Univers » - au lieu de simplement refléter la pensée de quelque moine méditatif ou autre) et offrirait probablement des indices ou des données pour soutenir ces affirmations pour le moins insolites ! S’il était motivé par un réel désir de transmettre un message important et « urgent », il adopterait certainement un ton autoritaire (et peut-être même exclusif). Enfin, un réel « message provenant de cette Personne » serait susceptible de nous affecter fortement. Des citations de ce message pourraient causer la colère ou la fierté, un grand malaise ou une grande nervosité, ou bien l’apaisement de nos craintes.

 

12)                      Mes études et mes expériences au cours des vingt-cinq dernières années m’ont conduit à la conclusion inévitable qu’un tel message a bel et bien été transmis – et non pas à un moment donné dans le temps mais sur une période de plusieurs milliers d’années. La Personne a influé sur le cours de l’Histoire à plusieurs reprises dans le temps et de multiples manières différentes. Une grande partie de ce message a été mis par écrit et nous en disposons dans un livre religieux appelé les Ecritures judéo-chrétiennes.

 

(En passant, j’ai toujours été fasciné par la manière dont les gens « jugeaient » ce livre. La plus grande majorité des gens n’ont presque aucune idée de première main de sa provenance, de la manière dont son exactitude historique a constamment été vérifiée, ou de comment ses soi-disant « erreurs et contradictions » se sont évaporées au cours des six dernières décennies de recherche, ni de quels sont ses enseignements fondamentaux. Mais… trop de gens ne le considèrent pas exact, en rapport avec notre vie, d’actualité, ou d’une aide quelconque dans leur recherche d’un sens à l’existence ! C’est toujours la même rengaine : « Non, je ne l’ai pas lu attentivement ou personnellement, mais je sais qu’il est impossible que ce livre soit la vérité ! » )

 

13)                      En farfouillant parmi les nombreux ouvrages religieux classiques prétendant être ce message, j’ai trouvé que cet étrange livre différait des autres de nombreuses façons.

 

En premier lieu, il affirme des centaines et des centaines de fois être la « Parole de Dieu ». Il ne passe pas le moins du monde cette affirmation en sourdine. Il n’affirme jamais être « un condensé des idées les plus nobles et sublimes de l’humanité ». Il n’affirme jamais être les « visions » d’un personnage ou d’un peuple privilégié. Ce livre est soi parfaitement mensonger, soit parfaitement démentiel, soit parfaitement divin – il n’y a pas d’autre possibilité du style « un très bon livre rempli de visions pénétrantes ».


En second lieu, il fait naître la peur dans le cœur de la plupart des gens ! Les citations de la Bible abondent dans la grande littérature, mais dans le cadre d’une conversation amicale à thème religieux, ces citations nous inquiètent ! (Même dans le cadre de cet article, lorsque je ferai quelques citations bibliques, il est fort possible que vous-même qui me lisez aurez une réaction émotionnelle intense, qu’il s’agisse de nervosité, de nausée, ou des deux ! – vous verrez).


En troisième lieu, il manifeste et offre des preuves uniques du fait que ce livre provient d’un « au-delà ». Ce livre comprend des centaines et des centaines de prédictions d’événements à venir – certaines générales, mais d’autres très détaillées, précisant le lieu et le moment où elles devaient s’accomplir. Selon les autorités compétentes en la matière, aucune de ces dernières n’a manqué de s’accomplir. Ca n’a rien à voir avec la simple exactitude humaine ! Ce livre a survécu aux pires tentatives de l’éradiquer, depuis les tentatives de répression d’Antioche IV (Epiphane) avant l’époque de Jésus jusqu’aux décrets des empereurs romains d’en brûler tous les exemplaires. En dépit des pressions culturelles, économiques et politiques en faveur du polythéisme et du syncrétisme exercées alors qu’il était écrit et recueilli siècle après siècle, il conserve un caractère strictement monothéiste. Il adopte aussi le ton de la confrontation – auquel l’on est en droit de s’attendre venant d’un « Être » parfait. Il ne nous « dorlote » pas – il nous appelle à accepter la responsabilité de nos échecs personnels. Mais il ne nous accable pas non plus avec ces derniers. Il démontre un souci pour notre sort, une attention à notre condition – sans adopter un ton mélodramatique à l’excès ni compromettre la sévérité de ses exigences éthiques – et fait état à la fois de sa manière de pourvoir à cette condition et des étapes nécessaires pour « remédier » à notre situation.


Enfin et principalement, son message est radicalement différent de celui de tous les autres écrits religieux (y compris la plupart des écrits chrétiens). Il s’accorde, bien sûr, avec la plupart des écrits humains sur les règles à suivre pour mener une « bonne vie » (dix commandements, « ne fais pas à ton prochain ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse », etc.) mais envisage de manière unique le nœud du problème : nos échecs au plan moral et leurs conséquences dans nos relations (avec nous-mêmes, les autres, l’univers et cette « Personne »). D’autres ouvrages religieux affirment que le moyen fondamental de vaincre nos échecs sur le plan moral réside dans le fait de mener une vie meilleure, en accomplissant de bonnes actions, en vivant « en religieux », en agissant selon un certain nombre de règles, en faisant de son mieux, en adoptant une vue positive des choses etc. Le message principal des Ecritures judéo-chrétiennes est diamétralement opposé à cette solution du problème (sans toutefois s’opposer aux bonnes œuvres, bien entendu).

 

14)                      Etant donné que j’ai maintenant trouvé une source d’information sur la question, qu’est-ce que ce Message a à dire à propos de ces problèmes ? (Préparez le Maalox – il va falloir que je cite des passages de ce Livre !)

 

15)                      [Il y a un autre problème soulevé ici : le vieil adage selon lequel « on peut interpréter la Bible comme on veut ». [Désolé de vous faire passer par toutes ces questions avant d’en arriver aux conclusions mais, dirai-je à la manière de ma mère : « plus tard, vous me remercierez »]. Sans vouloir minimiser la difficulté qu’il y a à comprendre tous les points épineux, toutes les subtilités et toutes les références de ce copieux ouvrage, ses thèmes de bases sont aisément accessibles – fait qui s’accorde bien avec l’intention de la « Personne » dans son geste de s’adresser à nous ; on ne pourrait plus parler de communication si le message était inintelligible !]. Il y a un certain nombre de points à garder en mémoire à ce propos.

 

PREMIEREMENT, il y a certains passages qui m’échappent complètement et d’autres dont le sens me semble aussi évident que mon nez au milieu de ma figure. Il y a un monde de différence entre le fait d’essayer de comprendre Ezéchiel 1.6-10

 

Chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes. Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme celle du pied d’un veau, et ils étincelaient de l’éclat du bronze poli. Ils avaient des mains humaines sous les ailes à leurs quatre côtés ; et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes. Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre ; ils ne se détournaient pas en avançant, mais chacun avançait droit devant soi. Quant à l’apparence de leurs faces, ils avaient tous quatre une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de bœuf à gauche et tous quatre une face d’aigle.

 

et Jean 10.10 :

 

Je suis venu afin que les gens aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance.

 

Conclusion, c’est un exercice d’autodiscipline que de s’en tenir aux passages dont le sens est le plus clair !

 

DEUXIEMEMENT, il y a presque toujours des indices dans le passage permettant de l’élucider (il en va de même pour toute la grande littérature). Les paraboles sont expliquées plus tard, les références à des personnages plus anciens sont développées et les principes exemplifiés.

 

TROISIEMEMENT, la science de l’interprétation de la littérature (l’herméneutiques) possède une branche consacrée à l’étude des Ecritures saintes. L’un des principes fondamentaux en est de noter les réactions du public d’origine. Par exemple, si les gens de son époque ont voulu tuer Jésus lorsqu’il a affirmé être le « Fils de Dieu », cette expression ne pouvait signifier « homme juste », « Prophète » ou « Créature de Dieu » ou quoi que ce soit d’analogue – elle devait être blasphématoire à leurs yeux, elle devait signifier « quelque chose de «plus» qu’un homme ».

 

QUATRIEMEMENT, j’ai constaté souvent que d’aucuns essaient de se « dissimuler » derrière ce problème pour éviter de faire face à certains problèmes majeurs de l’existence. Cette Œuvre n’est pas d’une clarté transparente – aucun ouvrage littéraire à portée universelle ne l’est – mais elle est plus simple dans sa manière de traiter des problèmes fondamentaux que la plupart des gens ne le croient.]

 

16)                      Quelle information pouvons-nous retirer des passages les « moins obscurs » traitant de notre situation ? (Je vais énoncer chaque point important sous forme d’une « thèse » et citer ensuite certains des passages bibliques les plus clairs en rapport avec le sujet abordé. Certaines des paraphrases et traductions seront les miennes).

 

Thèse n°1 : Cette Personne a toujours désiré que nous accédions à une pleine réalisation de notre être ainsi qu’à la joie, et que nous menions une vie de plénitude et qui ait un sens. Il ne s’agit pas d’une vie sans souffrance ou sans épreuves, mais d’une vie au cours de laquelle ces dernières surviennent dans le contexte de notre édification, de notre épanouissement et de la maturation de notre caractère afin qu’il soit possible de parvenir à la plénitude. Nous ne commençons à en retirer du profit que lorsque nous jouissons d’une relation véritable avec cette Personne, avec nous-mêmes et avec les autres.

 

Tu as rempli mon cœur d’une grande joie (Psaume 4.7) Tu m’as fait connaître les chemins de la vie ; Tu me rempliras de joie en Ta présence, avec des plaisirs éternels à Ta droite (Psaume 16.11) Le Seigneur attire les justes dans Sa confiance (Proverbes 3.22) Je suis le Seigneur ton Dieu. Ouvre grand ta bouche et je la remplirai (Psaume 81.10) L’œuvre de la justice sera la paix, et le fruit de la justice la sécurité et la confiance pour toujours (Esaïe 32.17) Je t’ai aimé d’un amour éternel (Jérémie 31.1)

 

Thèse n°2 : Dû à nos échecs au plan moral, nous nous sommes tous coupés de ces relations et des bienfaits y attenant.

 

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3.23). Ce sont vos fautes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu (Esaïe 59.2) Il n’y a point d’homme qui ne fasse le mal (2 Chroniques 6.36) Celui qui a des yeux arrogants et le cœur enflé, je ne le supporterai pas (Psaume 101.5) Tes yeux sont trop purs pour voir le mal (Habakkuk 1.13)

 

Thèse n°3 : Cette séparation se manifeste dès à présent (par exemple dans nos relations brisées, dans notre désespoir, notre désabusement) et s’intensifie avec le temps, avant et après la mort physique. En fait, cette séparation est en elle-même un genre de « mort ».

 

Car la conséquence inévitable des mauvaises œuvres, c’est la mort (Romains 6.23) Mais ils s’enfoncèrent dans leur faillite morale (Psaume 106.43) Le mal résulte dans la mort (Romains 6.16) Celui qui sème pour sa « mauvaise nature » récoltera la corruption (Galates 6.8) La mort s’étend à tous les hommes, car tous les hommes ont mal agi (Romains 5.12) La « seconde mort » (Apocalypse) Vous avez amené le mal sur vous (Jérémie 24.7)

 

Thèse n°4 : Cette séparation est devenue une partie de ce que nous sommes, de ce que nous faisons. Tous nos efforts pour « réparer » ces relations ne peuvent restaurer la relation originale. Nous ne sommes pas assez « grands » ni assez bons pour réparer les dégâts.

 

Les problèmes qu’il cause lui retombent dessus (Psaume 7.16) Vous ne pouvez non plus accomplir des œuvres parfaitement justes, vous avez l’habitude de commettre le mal ou d’omettre de faire le bien (Jérémie 13.23) L’arrogance de votre cœur vous a trompés (Jérémie 49.16) Leurs actions ne leur permettent pas de retourner à leur Dieu (Osée 5.4)

 

Thèse n°5 : S’il faut « réparer/restaurer » ces relations, en particulier les relations de base avec la Personne, elles doivent l’être par Elle. Il n’y a pas d’alternative.

 

Aucun homme ne peut racheter à la mort la vie d’un autre ou donner à Dieu une rançon pour lui – la rançon d’une vie est d’un prix élevé, aucun paiement ne suffit jamais (Psaume 49.7) Quand nous étions sans aucune force du fait de nos fautes morales… (Ephésiens 2.5) Leur adoration de Ma personne n’est faite que de règles enseignées par des hommes ! (Esaïe 29.13) C’est le don de Dieu (Ephésiens 2.9)

 

Thèse n°6 : La Personne n’est nullement forcée d’intervenir, mais choisit de le faire (et ce faisant révèle quelque chose de Sa nature)

 

Il nous a donné la vie, pour nous montrer la splendeur de Sa douce bonté (Ephésiens 2.5-7) Mais Dieu, riche en grâce à cause de Son grand amour duquel il nous a aimés… (Ephésiens 2.4) Nous ne sommes pas consumés, à cause de Sa compassion (Lamentations 3.22) Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique (Jean 3.16)

 

Thèse n°7 : cette « liaison » établie entre Dieu et l’homme doit précisément faire cela – unir deux parties indépendantes, Dieu et l’homme, dans une relation réelle. En d’autres termes, l’intégrité de trois choses doit être maintenue dans la « transaction » (l’identité de Dieu, celle de l’homme et la nature de la séparation).

 

Thèse n°8 : Sa « solution » à cette situation est de prendre sur Lui la séparation et de nous « greffer » sur une autre relation préexistante.

 

Thèse n°9 : La manière dont cela a été mis en œuvre est un peu étrange – logique mais étrange.

 

A.     Dieu le Père a un Fils éternel, en dehors de l’espace et du temps, qui partage Sa nature

 

Père, honore-moi en Ta présence de l’honneur qui était le mien avec Toi avant que le monde soit (Jean 17.15) Jésus répondit : « Avant qu’Abraham fut, Je suis ! » (Jean 8.58)

 

B.     Ce Fils a une relation éternelle avec le Père, qui ne saurait être défaite (du fait que Tous Deux partagent la même nature)

 

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu…et le Verbe s’est fait chair et a vécu parmi nous (Jean 1.1-14) Moi et le Père sommes un (Jean 10.30) Le Père est en moi, et Je suis dans le Père (Jean 10.38/14.10)

 

C.    Ce Fils se porte volontaire – ce que le Père agrée – pour entrer dans l’univers et adopter la forme et la nature d’un humain (en plus de Son autre nature) ; il prend le nom de Jésus afin de nous unir de nouveau avec « la vie »

 

Je suis venu afin qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient pleinement (Jean 10.10) Le Fils est venu pour donner Sa vie comme rançon pour un grand nombre (Matthieu 20.28) Christ a existé en forme d’homme, a pris la nature d’un serviteur et est devenu semblable aux hommes (Philippiens 2.5-8) Le Fils est venu pour sauver ce qui était perdu (Luc 19.10)

 

D.    Ce Fils présente une « étrangeté » semblable à la Bible. Il fait des affirmations d’une prétention inconcevable (les indigènes essaient de le tuer à de nombreuses reprises), adopte les perspectives du Message, fait preuve de compassion mais n’excuse pas le mal, et démontre une vie « bien au-delà de l’homme ». (Par exemple, Ses plus proches amis vivent avec Lui, nuit et jour pendant trois ans, et témoignent cependant qu’Il a vécu une vie parfaite au plan moral dans chaque détail ! Imaginez un peu ce que nos amis diraient de nous). Comme les Ecritures, nous n’avons pas l’option de dire de Lui qu’il est simplement un Prophète ou un « grand maître spirituel ». Il était soit un menteur, soit un dément, soit Seigneur !

 

Pour cette raison, par conséquent, les Juifs essayaient d’autant plus de Le tuer, car non seulement il enfreignait le Sabbat [en guérissant des gens !] mais il appelait aussi Dieu son Père, se faisant égal à Dieu (Jean 5.18)

 

E.     Ce « Fils-sur-Terre » prend sur lui notre « séparation » (au cours d’une exécution publique connue sous le nom de crucifixion)

 

Dieu a fait que Christ, qui a mené une vie parfaite sur le plan moral, devienne « mauvais » pour nous, afin que nous soyons justes en Lui (2 Corinthiens 5.21) Et Il a lui-même porté nos mauvaises œuvres dans Son corps sur la Croix… (1 Pierre 2.24) Car Christ est mort pour les péchés une fois pour toutes, lui juste pour les injustes, afin de nous ramener à Dieu (1 Pierre 3.18) Cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’Il nous a aimés et nous a envoyé Son Fils de façon qu’il soit le sacrifice expiatoire pour nos mauvaises œuvres (1 Jean 4.10)

 

F.     Il n’est pas demeuré captif de la mort (sa relation éternelle avec le Père a résulté en une résurrection) et Il a rendu possible le fait que nous soyons « greffés » dans Sa relation éternelle avec le Père

 

Dieu l’a relevé d’entre les morts, car il était impossible que la mort le retienne captif (Actes 2.24) Vous avez tué l’Auteur de la Vie, mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts (Actes 3.15)

 

G.    Ceci permet au Père de ne pas compromettre Son intégrité quant à la séparation, et ainsi de rejeter toutes les conséquences de cette séparation dans l’Histoire (sur Son Fils)

 

Il a fait ceci [se séparer de Son Fils] pour démontrer Sa justice, afin d’être juste en annonçant que ceux qui ont une relation de confiance avec Son Fils sont à présent reconnus comme « moralement corrects » à Ses yeux (Romains 2.36) Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné ? (Marc 15.34)

 

[En passant, tout ceci a été écrit et promis en détail sur une période de 3000 à 4000 ans, de manière à ce que nous ne manquions pas cet événement ! Il y avait de 100 à 200 prédictions sur l’entrée du Fils dans l’Histoire – le lieu de Sa naissance, le moment où elle a eu lieu, là où il a séjourné au début de Sa vie, Ses caractéristiques Sa mort, Son objectif etc.]

 

Thèse n°10 : La dernière pièce du puzzle, c’est nous. Nous devons entrer dans cette relation en tant qu’individus, en accomplissant le geste personnel primordial dans toute relation constructive : celui de faire confiance. Il est possible que Dieu nous transmette l’information au travers d’écrits comme celui-ci, nous « harcèle » en nous envoyant d’autres personnes d’entre ceux qui Le suivent, ou nous amène à Lui au moyen d’un sentiment de vide ou de douleur, mais nous devons faire le choix personnel de mettre en Lui notre confiance. Nous devons affirmer Qui-Il-était (le Dieu qui a pris forme humaine) et Ce-qu’Il-a-fait : porter les pleines conséquences de nos faillites morales à notre place).

 

Tendez l’oreille et venez à Moi ; entendez-Moi que votre âme vive (Esaïe 55.3) A travers la foi en Lui nous pouvons approcher Dieu avec liberté et confiance (Ephésiens 3.12) A tous ceux qui L’ont accueilli et mettent leur confiance en Celui qu’Il était et en ce qu’Il a fait, Il a accordé le droit d’entrer dans une relation avec Dieu en tant qu’enfants intimes [et non pas en tant que créatures ou en tant que citoyens ou quoi que ce soit d’autre] (Jean 1.12) Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque met sa confiance en Lui ne souffre pas des conséquences ultimes de la mort dans toutes ses formes et dans tous ses degrés, mais plutôt ait une vie caractérisée par la stabilité, la plénitude et l’éternité (Jean 3.16)

 

Thèse n°11 : Une fois que nous l’avons compris et fait un choix conscient de nous en remettre à Lui pour « combler le fossé », Il remplit alors son engagement en nous greffant dans Sa relation au Père et en commençant à Nous faire connaître Ses bienfaits.

 

Goûtez et voyez comme l’Eternel est bon ! (Psaume 34.8) Car aussi haut sont les cieux au-dessus de la Terre, aussi grand est Son amour pour tous ceux qui L’honorent et se trouvent inscrits dans une relation avec Lui comme avec Leur Dieu (Psaume 103.11) Vous saurez que Je suis le Seigneur ; ceux qui espèrent en Moi ne seront point déçus (Esaïe 49.23) Celui qui a le Fils a la vraie vie et celui qui n’a pas le Fils n’a pas la vraie vie (1 Jean 5.12) Par conséquent, si quiconque est en Christ, il est une nouvelle créature – ce qui est ancien est parti, ce qui est nouveau est là ! (2 Corinthiens 5.17)

 

(Il est capital de comprendre que c’est dans une relation personnelle de confiance que nous entrons. Nous mettons notre confiance dans une personne, à cause de qui Il est et de ce qu’Il a fait. Nous ne mettons pas notre confiance dans nos « bonnes œuvres », notre implication dans l’Eglise ou nos bonnes intentions, ou encore notre travail bénévole, nos dons généreux, nos prières ou notre pensée positive ou en quoi que ce soit d’autre que le Dieu-qui-a-accompli-Son-Œuvre-sur-Terre. Rappelez-vous, ce n’est pas notre « confiance » qui nous greffe dans une nouvelle relation, mais le Fils).

 

Thèse n°12 : Il vous faut arrêter de lire ceci et prendre votre décision DES A PRESENT ! (C’est le moment de vous sentir nerveux : j’en arrive à la conclusion !) Si cet acte a pour vous un sens, il devrait vous paraître d’autant plus sensé de vaincre toute votre hésitation naturelle, votre réticence et votre incertitude (qui seront toujours là) et de le faire MAINTENANT ! C’est d’une simplicité enfantine. Dites seulement à Dieu, en vos propres termes, que vous choisissez de mettre votre confiance en Son Fils et dans Son œuvre pour restaurer la relation. Ne vous inquiétez pas si vous ne vous sentez pas « assez sincère » – on ne l’est jamais assez (c’est une des conséquences de notre séparation d’avec nous-mêmes). Dites-Lui seulement quelque chose comme ceci :

 

« Dieu, je ne suis pas sûr du tout de ce que je fais, mais je choisis de mettre ma confiance en Ton Fils Jésus-Christ afin que notre relation soit restaurée. Je crois qu’Il était Dieu qui a revêtu une chair semblable à la mienne, et qu’Il a pris sur Lui ma culpabilité et ses conséquences afin que je n’aie pas à le faire moi-même à l’avenir. Merci de rendre cela aussi simple et facile.

 

(Allez-y, faites-le maintenant, je vous attends… pam, padam, padam, padam… Terminé ? Non ? Faites-moi confiance, faites-le dès maintenant ; j’attends encore un peu – jetez encore un coup d’œil à la prière… pam, padam, padam, padam…)

 

Si vous venez de le faire, rappelez-vous que ce n’est pas une prière ou ces remarques qui nous « greffent », mais la Personne à Qui ces remarques sont faites.

 

Si vous avez pris cette « initiative », avez franchi ce pas vers Dieu, établissant ainsi une relation avec Lui fondée sur Ses efforts, alors vous êtes l’objet de Son attention favorable tandis que vous lisez ceci. Méditez 1 Jean 5.13 :

 

Ces choses, je vous les ai écrites à vous qui avez mis votre confiance dans la Personne et l’Œuvre du Fils de Dieu, afin que vous ayez la pleine assurance que vous avez commencé une nouvelle vie qui croîtra et s’approfondira pour toute l’Eternité.

 

Alors détendez-vous… l’affaire est classée – la relation est établie, elle est éternelle, fondée sur le seul acte de mettre en Lui votre confiance – simple, n’est-ce pas ? Vous avez changé le monde dans une petite mesure. La question maintenant est de savoir comment développer cette relation, afin d’aller au bout du potentiel de votre vie.

 

A quoi pouvez-vous vous attendre maintenant ? Comme au commencement de la plupart des autres relations, il est improbable que vous ressentiez des transports subits d’exaltation ou d’extase. Dieu est très discret dans Sa manière d’agir envers les humains – mais il va au bout des choses… Il va rechercher votre bien dans tous les domaines de votre vie. Vous allez aussi probablement ressentir tout un amas de sentiments, de pensées, d’impressions, de doutes, etc. Les Ecritures utilisent cette expression particulière « la vie nouvelle » pour décrire les changements qui sont survenus dans votre vie il y a quelques instants. Du fait qu’une « nouvelle vie » est généralement floue, trouble et inexprimable (comme la pensée des nourrissons) il faudra un certain temps pour que tout cela revête un sens ou pour que vous puissiez en reconnaître les « modèles » – et l’étape évidente à franchir à présent n’est même pas une étape du tout : il s’agit seulement d’une longue croissance, tandis que les bienfaits de cette nouvelle relation commencent à se faire sentir dans divers domaines de votre vie. Vous constaterez quelques influences nouvelles, des perspectives, des pensées et des sentiments nouveaux dans certains domaines presque immédiatement ; d’autres changements sont susceptibles de prendre des années, voire des décennies.

 

Mais, comme dans toute relation nouvelle, il vous faudra deux choses : l’information et l’interaction. De manière évidente vous pouvez obtenir une masse d’informations immense sur Dieu dans Son message, mais il y a d’autres sources d’informations également importantes. Ces « autres informations » viennent fondamentalement d’une interaction avec Lui et avec Son « Cercle de relations ».

 

Vous aurez très probablement à cœur de prendre l’habitude de Lui parler de tout (cette relation vous paraîtra étrange au début, mais deviendra plus tard l’expérience personnelle la plus enrichissante de toute votre existence !) Posez une question sur ceci, plaignez-vous de cela, remerciez-Le pour telle ou telle chose, admettez votre ignorance quant à telle ou telle autre, suppliez-Le de faire ceci ou cela, criez à Lui dans votre douleur, épanchez votre frustration, faites-Lui part de vos craintes – tout et n’importe quoi mérite d’être mentionné dans cette relation. En tant que Dieu (dans tout ce que ce Nom signifie réellement) Il vous connaît infiniment mieux que vous ne vous pourrez jamais vous connaître – et Il sait ce qui va remplir votre vie de plénitude et de richesse, de joie et de contentement.

 

Aussi, je vous en CONJURE, souvenez-vous, les relations demandent à ce qu’on y consacre du temps (celle-ci en demande moins, du fait que Dieu ne se méprend jamais à votre compte et vous comprend toujours – il est toujours patient, ferme, sage, doux, tendre, souriant, plein d’acceptation, et « de votre côté » - mais impossible à manipuler !)

 

De même que vous avez besoin de vous entretenir de ce qui vous touche et de vos centres d’intérêts, ambitions, etc. avec Lui, vous devriez commencer à Lui poser des questions sur les Siens, et sur ce qui le touche, Lui : qu’est-ce qui L’intéresse le plus dans l’univers, quelle est sa vision des choses sur tel ou tel événement, tel ou tel mouvement, telle ou telle personne ? Il n’est pas utile que je vous dise ici de ne pas vous attendre à une réponse audible à de telles questions mais, croyez-moi, Dieu est plus que compétent pour vous faire connaître Ses réponses dans votre vie et dans votre expérience.

 

Vous pouvez aussi beaucoup apprendre de Lui de Ses « Cercles de relations ». D’autres qui ont connu cette relation depuis plus longtemps que vous peuvent jouer le rôle de « grands-frères » et « grandes-sœurs » en vous faisant part de ce qu’ils savent. Utilisez cette ressource ! (Assurez-vous cependant que vous fréquentez les bonnes personnes. Ce qu’il vous faut, ce sont des gens qui sont « impliqués » dans cette relation, pas dans la religion. L’important c’est le Christianisme, pas l’ « Ecclésianisme ». Si vous avez besoin de rencontrer quelqu’un près de votre lieu de résidence, faites-le moi savoir par écrit à l’adresse indiquée ci-dessous).

 

Les 72 prochaines heures vous paraîtront sans doute fort étranges ! Vous vous sentirez peut-être idiot(e) voire imbécile ; vous vous demanderez peut-être où était passée votre santé mentale au moment où vous lisiez cet opuscule ! Il est possible que vous passiez par des moments difficiles au plan personnel, émotionnel ou professionnel et soyez tentés de rejeter tous les torts sur votre décision !

 

La raison fondamentale en est que notre nature est ambivalente et que nos deux « facettes » réagissent à cette décision. Ce que je vous recommande de faire est de ne pas prendre trop au tragique vos sentiments au cours des trois prochains jours, tout en lisant la Bible autant que possible – et non quelque ouvrage religieux. Je suggère que vous empruntiez ou achetiez une traduction moderne de la Bible (Bible du Semeur, Version Segond révisée, éventuellement Bible en français courant) et lisiez les livres suivants : Ephésiens, Philippiens, Colossiens, 1 et 2 Thessaloniciens et Tite (vous pourrez trouver où commence chacun de ces livres dans la Table des Matières – toutes les Bibles en sont pourvues.  Lisez-les encore et encore jusqu’à ce que le sentiment d’ « étrangeté » se dissipe (encore une fois, si vous ne parvenez pas à vous procurer une Bible, écrivez à l’adresse ci-dessous et il vous en sera envoyé une).

 

Je sais que cela pourrait vous paraître bizarre que j’affirme que votre vie commence à changer dès maintenant, tandis que vous lisez ceci. Vous commencerez à ressentir des influences nouvelles, à voir les choses anciennes sous un angle nouveau, à avoir un sens plus aigu des problèmes moraux, à remarquer des choses que vous n’aviez jamais remarquées auparavant, à vous sentir vos forces renouvelées ainsi qu’à découvrir un sens à votre vie. Cher(e) ami(e), cela continue ainsi sans cesse : vous continuerez à croître et à vous améliorer, deviendrez de plus en plus fort(e), de plus en plus doux(ce), de plus en plus ferme et de plus en plus sage – de plus en plus semblable à Lui d’expérience en expérience (même vos échecs auront leur rôle à jouer dans le « modelage » de votre caractère et de votre destinée ; les échecs précédents n’auront peut-être jamais servi qu’à vous rendre ouvert(e) à la possibilité d’entamer cette relation avec Dieu).

 

Je sais que cela vous paraîtra peut-être terriblement banal mais il s’agit là de la plus subtile des aventures palpitantes que vous puissiez imaginer. Ecrivez-moi, si vous le souhaitez, afin que je puisse noter la date de votre décision… et je vous rappellerai dans dix ans : dites-moi alors si je n’avais pas raison !

 

De même, si vous avez quelque question que ce soit ou avez besoin de renseignements sur une source d’information spécifique, n’hésitez pas à m’écrire et je vous répondrai par courrier ou par téléphone. Vous vous poserez des questions toute votre existence durant – certaines d’entre elles sont traitées (en anglais) sur le site internet « Christian Think-Tank » (http://www.christian-thinktank.com). Et, lorsque les prochaines 72 heures se seront écoulées, faites une copie de ce petit traité et donnez-le à un(e) ami(e)… pour changer peut-être le monde une nouvelle fois.


mailto:gmm@webcom.com